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Énergie et réduction des gaz à effet de serre?

0Des activités humaines perturbant le climat

Depuis 1750, avec l’avènement de l’ère industrielle, a eu lieu une augmentation vertigineuse des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère.

Le dioxyde de carbone lié à l’activité humaine est le GES qui a le plus fort impact sur l’environnement. Sa concentration atmosphérique à l’heure actuelle (~400 ppm en 2016 selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM)) est bien plus élevée qu’elle ne l’a jamais été. Depuis 1950, elle connaît une accélération sans précédent en raison principalement de l’utilisation de combustibles fossiles. Le phénomène se trouve accentué depuis quelques années par la forte croissance démographique et économique des pays émergents comme la Chine et l’Inde.

Parallèlement, selon le GIEC[1], « la température moyenne mondiale (terre et océans) a augmenté de 0,85°C entre 1880 et 2012. »

Quelques faits :

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Toujours selon le GIEC, il est extrêmement probable que cette augmentation de la température soit liée à la croissance de l’émission des GES (95 % de probabilité). L’augmentation de la température engendre la fonte des glaces provoquant une montée des eaux. En fonction de l’évolution des émissions de GES, le GIEC a établi différents scénarios afin d’en évaluer l’impact futur sur la température et donc sur la montée des eaux. Dans son dernier rapport rendu en 2013, le GIEC établit les impacts suivants à horizon 2100 :

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Afin de limiter la hausse du niveau de la mer à 29 cm, la hausse de la température doit être limitée à deux degrés, ce qui nécessite une diminution des émissions de GES de 10 % par décennie (en cas de hausse de 1 mètre du niveau de la mer, 600 à 700 millions de personnes seraient directement impactées).

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4 activités sont responsables de 65 % des émissions mondiales de GES

La croissance démographique et économique mondiale contribue à l’augmentation de nos émissions. Parmi les activités humaines qui rejettent le plus de gaz à effets de serre, on peut citer la production d’énergie, l’industrie, les transports et la production agricole.

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Les émissions de GES du secteur des transports sont souvent décriées par les médias, car elles concernent directement le grand public, toutefois, c’est l’industrie et la production d’énergie qui sont les premiers responsables des émissions. Environ un quart des émissions de GES provient de la production d’énergie. C’est pourquoi la transition énergétique vers un mix énergétique propre est essentielle afin de ne pas dépasser les seuils d’émission souhaités.

Une prise de conscience internationale progressive aboutissant à « l’Accord de Paris » lors de la COP21

Depuis quelques années, la société publique prend conscience des impacts de l’Homme sur son environnement. Un certain nombre d’initiatives ont été menées au niveau international (ONU, UE) et national, notamment en France, pour tenter de diminuer et de compenser l’impact des activités humaines sur l’environnement.

Le tableau ci-dessous synthétise les grandes étapes de cette prise de conscience internationale.

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Le semi-échec de Copenhague n’a pas permis de gérer le « post-Kyoto ». Les accords de Kyoto ont néanmoins été prolongés à Doha jusqu’en 2020. Le « post-Kyoto » a été défini au cours de la COP21 à Paris fin 2015.

Que dit l’ « accord de Paris » signé lors de la COP21 ?[1]

L’ensemble des 195 pays participants a validé un accord international sur le climat fixant comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5°C et 2°C d’ici 2100, conformément aux préconisations du GIEC. L’accord prendra effet en 2020.

Les points clés de l’accord de Paris (source : www.cop21.gouv.fr) :

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La production d’énergie, au cœur des économies d’énergies à réaliser

L’International Energy Agency (IEA) a chiffré la part que chaque technologie devra prendre dans l’effort global de limitation de rejet des GES pour passer du scénario appelé « 6DS » (augmentation globale des températures de 6°C) au scénario appelé « 2DS » (augmentation réduite à 2°C)[1]. Il ressort de cette étude que l’IEA entrevoit une place importante pour les gains d’efficacité énergétique (36 % du total nécessaire) ou encore des énergies renouvelables (33 % du total). Le nucléaire, même s’il n’est pas considéré comme le principal contributeur de nouvelles économies de CO2, participera lui aussi à l’objectif, avec 6 % du total, ce qui représente plus de 60 milliards de tonnes de CO2 économisées.

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L’énergie est donc au cœur du sujet de la réduction des émissions de GES dans l’atmosphère. La France se positionne très en avance sur la production d’électricité sans carbone du fait de l’importance prise dans son mix-énergétique par l’énergie nucléaire. De nombreuses mutations sont toutefois nécessaires dans le monde entier pour parvenir à l’objectif fixé, notamment en développement massivement aux énergies renouvelables. Cette transition est un véritable défi technologique, économique et politique nécessitant un changement dans la stratégie de l’ensemble des états, afin de réussir à préserver notre environnement pour les générations futures.

 

 

Sources :

[1] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat : créé en 1988 par les Nations unies, ce groupe a pour objectif d’évaluer de manière méthodique et objective l’information scientifique, technique et socio-économique disponible relative au changement climatique.

[2] http://www.gouvernement.fr/action/la-cop-21

[3] CCNUCC : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques

[4] Energy Technology Perspectives 2016 – http://www.iea.org/etp/explore/

https://ieesparis.ufr918.upmc.fr/IMG/pdf/MEDDE-Chiffres_climat-FranceetMonde-2015.pdf

http://leclimatchange.fr/attenuations-des-changements/

http://www.developpement-durable.gouv.fr/comprendre-giec

 

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