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Eolien Offshore – La révolution du flottant (5/5) : le marché
and // 2 March 2017 // 2

Dans ses travaux d’analyse prospective, BearingPoint s’intéresse à étudier les prochaines technologies venant s’intégrer dans la chaine de valeur de l’énergie, sous différents aspects technico-économiques.

Focalisé sur les technologies de l’éolien offshore flottant, cet article vise à restituer une synthèse de nos travaux, en répondant à 5 questions stratégiques dont les réponses permettent de mieux comprendre les perspectives de l’éolien offshore flottant. Chaque semaine nous répondrons à une question.

Quel est le positionnement des principaux marchés sur l’industrie de l’éolien flottant ? 

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L’éolien flottant est un marché qui attire de nombreux industriels, et aussi de nombreux gouvernements, qui souhaitent développer cette technologie soit pour exploiter leurs ressources, soit pour offrir de nouveaux débouchés à leurs industriels.

6 nations investissent particulièrement dans l’éolien flottant : le Japon, la France, l’Ecosse, la Norvège, les USA et le Portugal. Nous avons analysé leur comportement selon deux axes : leur volonté de créer un marché sur leur territoire, et leur volonté de créer une industrie nationale dédiée à l’éolien flottant. 4 grands types de comportements se distinguent :

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Création de marché et création de filière le comportement des états (source : analyse Bearingpoint)

Les « leader » : le Japon, indéniablement. 1er à se lancer dans les expérimentations, 1er investisseur. Aiguillé par la nécessité de s’affranchir de sa dépendance aux hydrocarbures voire du nucléaire, le gouvernement investit massivement dans de nombreuses énergies renouvelables et l’éolien flottant fait partie des technologies prometteuses. Actuellement le Japon est dans une phase de réduction des coûts l’éolien flottant, après avoir investi massivement dans le développement de cette technologie. La France, l’Ecosse suivent de près, avec leurs propres projets de démonstration.

Les « exporteurs » : à l’instar de la Norvège, dont le marché est déjà saturé d’énergies renouvelable. L’éolien flottant offrirait de nouveaux débouchés pour son industrie oil & gas, et notamment Statoil déjà très présent sur le marché.

Les « observateurs » : échaudés par la crise économique récente et les déboires sur l’éolien onshore, les acteurs espagnols s’intéressent à cette technologie, certains à l’instar de Repsol investissent dans des projets de démonstration (Windfloat). Mais pour le moment rien ne laisse présager d’une orientation franche du pays vers cette technologie.

Les « acheteurs » : les régions sans réseaux intégrés et/ou extrêmement dépendant des ressources hydrocarbures, ayant un profil côtier favorable pourraient être intéressées par cette technologie qui pourrait s’avérer moins chère et plus écologique que les ressources déjà utilisées.

Les US ont une posture plus transverse et très pragmatique : le DOE soutient financièrement les projets technologiques à forte valeur ajoutée, capables de démontrer leur viabilité économique et à fort potentiel de création d’activité pour les entreprises américaines mais reste peu engagé (au niveau fédéral) dans le développement de la technologie sur son territoire, à l’exception du projet VolturnUS soutenu par l’état du Maine. Cependant, les récents développements sur la scène politique américaine (élection de D. Trump) fragilisent ces avancées.

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